Au dela de la crise

Au-delà de la crise

Voir le monde sous des angles inhabituels et inattendus: c’est ma nature. Je dépeints ces perspectives inhabituelles, que ce soit dans des romans, des photos ou des articles, de sorte que d’autres puissent vivre le monde différemment et, en étant touché par ce qu’elles voient ou entendent, éventuellement en tirer des leçons. En écrivant sur la vaccination, j’ai fait exactement cela. Je prend le risque de m’écarter du discours dominant en faveur du «vaccin sauveur» pour entrevoir ce qui pourrait se trouver au-delà. For the English version see here.

Réponses momentanées et solutions à long terme

L’une des leçons clés de ce virus, qui révèle à maintes reprises les défaillances de nos façons de faire, est que nous avons le choix entre trouver des réponses momentanées dans l’espoir d’opérer un « retour à la normale » jusqu’à la prochaine crise, ou prendre du recul en nous posant des questions fondamentales et tenter de remédier aux dysfonctionnements qui permettent à une telle crise de se produire. Il est clair que nous barricader les uns contre les autres n’est pas une réponse satisfaisante et ne crée qu’une foule d’autres problèmes. Et la vaccination? Est-ce une solution à long terme? Est-il même possible ou souhaitable de revenir comme avant?

Dans la lutte contre la COVID-19, la vaccination est considérée comme notre seul sauveur et la science qui l’a produite si rapidement est considérée comme un véritable miracle. Tel est le discours diffusé par la plupart des médias grand public. Pourtant, la «piqure miracle» ne protège au mieux que contre une seule sorte de virus pendant une courte période, le fait à grands frais et non sans risques. En tant que tel, il s’agit d’une réponse à court terme qui n’est finalement un miracle que pour ceux qui ont tout intérêt à revenir au «statu quo». Cela ne renforce pas notre résistance aux futures menaces virales. En fait, cela nous rend de plus en plus dépendants de réponses pharmaceutiques coûteuses, notre seul rempart contre la maladie. Cela n’a pas besoin d’être le cas.

Les questions centrales devraient être: pourquoi l’efficacité de notre système immunitaire diminue-t-elle? Et comment pouvons-nous améliorer nos défenses immunitaires? Au lieu d’investir des millions et des millions dans le développement de multiple vaccins pour une souche particulière de virus, nous ferions peut-être mieux de dépenser une partie de cet argent pour étudier pourquoi la réponse immunitaire humaine diminue. Certaines questions difficiles doivent être posées. Quel rôle joue la production alimentaire industrielle à cet égard? Comment nos modes de vie et nos méthodes de travail influent-ils sur notre résistance, sinon favorisent les épidémies de maladie? Dans quelle mesure le fait de polluer et de ravager la Terre contribue à détruire notre propre santé? Dans quelle mesure l’injustice et l’inégalité inhérentes à nos sociétés condamnent-elles une partie substantielle de la population à la mauvaise santé et menacent en fin de compte le reste de l’humanité, quel que soit le nombre de murs qui sont érigés?

Les réponses à ces questions peuvent ne pas plaire à tout le monde, surtout pas à ceux qui sont actuellement privilégiés ou qui profitent de la situation. L’expérience a montré tout ce que ceux qui ont des intérêts particuliers sont prêts à faire pour faire taire les réponses qui remettent en question leur pouvoir et leur richesse. Pourtant, agir sur le résultat de ces questionnements est le seul moyen efficace de progresser vers un avenir plus sain pour l’ensemble de l’humanité. En prenant les mesures nécessaires pour renforcer les défenses immunitaires de chacun, les individus doivent être habilités à agir pour leur propre santé et ne pas dépendre de médicaments miracles qui enrichissent quelques-uns aux dépens du plus grand nombre.

Opérer des changements dans notre façon de vivre et de travailler afin d’améliorer notre réponse immunitaire est un projet à moyen et long terme qui nécessiterait une immense volonté politique et pourrait bien aller de pair avec quelque chose qui s’apparente au Green New Deal, qui est également une tentative de réponse à long terme à des questions plus profondes. Mais dans l’intervalle, il faut mettre l’accent et investir dans la prévention, non pas en nous barricadant contre les autres, mais plutôt en prenant un certain nombre de vitamines et de remèdes à base de plantes bien connus, en faisant de l’exercice adéquat, en veillant à bien dormir et à manger des aliments et des boissons sains, en diminuant le stress au travail et à la maison. Dans une telle stratégie provisoire, la vaccination doit être considérée pour ce qu’elle est: une solution à court terme pendant que nous mettons en œuvre des solutions à long terme.

Alan McCluskey, auteur

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